| Un peu d'histoire |
| Rheinmünster est le fruit de la
réforme des communes. Le 1er octobre 1974, les communes auparavant autonomes de Greffern,
Schwarzach et Stollhofen de lancien district de Bühl, ainsi que la commune de
Söllingen du district de Rastatt, se sont rassemblées pour former une nouvelle commune.
Il serait exagéré de prétendre que cette réunion sest faite grâce à la seule
volonté des communes. La délivrance a été longue et difficile et il faudra sûrement
une génération encore pour parvenir à lintégration complète et sans réserve de
tous les quartiers dans la nouvelle commune de Rheinmünster. En effet,
la "pression venue den haut", sous lautorité de laquelle ont eu
lieu les pourparlers relatifs au rapprochement des communes, était bien trop forte.
Pourtant, elle a conduit à une entente commune et c'est ainsi qu'est née la nouvelle
commune de Neumünster. Le nom de "Rheinmünster", adopté par
notre commune, est en lui-même très évocateur. Tout dabord, il évoque le Rhin,
qui constitue une frontière naturelle commune de 12 km et qui a marqué la vie des
habitants de ses rives, leur apportant pain et travail, mais aussi peine et souffrance. Il
évoque également la cathédrale de Schwarzach avec les quelques rares bâtiments communs
et la porte du monastère qui témoignent encore de la présence de labbaye
bénédictine, autrefois influente dans la région et victime en 1803 de la
sécularisation. Il semblait donc évident de faire du Rhin et de la cathédrale (Münster
en allemand) les parrains de ce nouveau-né. Vous trouverez des informations plus
précises sur la cathédrale de Schwarzach et sur les armoiries de la commune dans
dautres passages de cette brochure. Ces conditions sont avant tout offertes par la situation géographique de la commune
dans une région extrêmement bien desservie, à mi-chemin entre les grandes villes de
Karlsruhe et de Strasbourg, près de lautoroute de la vallée rhénane (à 4 km) et
au pied de la nationale 36 qui relie, grâce à un réseau routier très bien développé,
les villes voisines de Rastatt, Baden-Baden et Bühl, où se concentre la majeure partie
de la main d'uvre et des emplois. Le réseau de transport est complété par la
liaison ferroviaire Bühl-Rheinmünster, qui compte autant pour le développement
artisanal et industriel de la commune de Rheinmünster que le port de Greffern offrant à
la commune un accès à la voie fluviale importante du Rhin. Un troisième élément avantageux pour lavenir prometteur de la commune est sa puissance financière qui repose sur deux piliers. Limplantation industrielle de la multinationale The Dow Chemical Company à Greffern dans les années 60 rapporte, avec quelques entreprises industrielles et artisanales de taille plus réduite, un revenu en taxes professionnelles substantiel à la commune. Parallèlement, la présence de deux carrières de gravier, qui certes ont un impact sur la nature, représente également une source de revenu importante pour la commune. La commune a défini, peu de temps après le rapprochement, les grandes lignes de la poursuite de son développement. - Le traitement des eaux usées de tous les quartiers grâce à une station
dépuration mécanique et biologique. Contrairement à toutes les prévisions les plus pessimistes formulées au cours des deux premières années qui ont suivi le rapprochement, ladministration municipale et le conseil municipal ont réussi à concrétiser ces objectifs jusquen 1980. Un grand succès pour notre jeune commune, qui avance petit à petit dans le développement systématique de la qualité de lhabitat et de linfrastructure, non seulement dans l'objectif de satisfaire la population locale, mais également dans celui d'attirer les populations extérieures. Pour lavenir, il nest nul besoin de se soucier de limpact de la reconversion de lancienne base aérienne de lOTAN située à Söllingen sur le territoire communal et sur la population de Rheinmünster. A lheure actuelle, nous ne pouvons que renvoyer à larrêté municipal du 6 décembre 1993 qui stipule quune zone industrielle et un aéroport régional vont être aménagés sur le site. A proximité, la construction déquipements sportifs, tels quun golf 18 trous, une aire de tir à larc et une patinoire, est à létude. Grâce aux informations fournies dans ce document, vous constaterez que la vie est agréable dans notre commune. Cette qualité de vie est le résultat de la présence d'une bonne couverture médicale, des établissements d'enseignement situés sur la commune ou à proximité directe, de nos nombreuses entreprises artisanales et de services, de nos équipements de loisirs remarquables, tels que la piscine de Greffern, dune vie associative dynamique et, pour finir, dun magnifique paysage composé de forêts mixtes et de noues qui, hélas, ont subit les lourdes conséquences des mesures daménagement du Rhin. Toutefois, on trouve encore, en de nombreux points de la commune, des espaces de nature vierge quil est de notre devoir de protéger. Au 31 mars 2000, Rheinmünster recensait, selon les relevés du centre régional de la statistique, 6 482 habitants, dont 3 304 hommes et 3 178 femmes, répartis entre les quartiers de Greffern, Schwarzach et Hildmannsfeld, Stollhofen et Söllingen. Lévolution de la population de Rheinmünster, et par-là même de ses quatre quartiers, était il y a encore peu de temps insignifiante. Toutefois, elle affiche depuis quelques années une tendance à la hausse grâce à l'aménagement de nouvelles zones dhabitation. Le fabricant de produits chimiques Dow, fort de ses 750 emplois, a sûrement compté pour beaucoup dans le développement de notre commune, car les employés du groupe élisent en ce moment de plus en plus souvent domicile dans notre commune. A lui seul, le départ des forces armées canadiennes a entraîné larrivée de plus de 800 "nouveaux habitants" au cours des dernières années. Laperçu historique de Rheinmünster serait cependant incomplet sans le récit de la naissance et du développement de ses quatre quartiers : Greffern Lhistoire de Greffern est depuis toujours liée à celle du Rhin, qui lui a apporté non seulement pain et travail, mais également détresse et souffrance. Dimportantes découvertes datant de la préhistoire et de lhistoire ancienne laissent supposer que Greffern existait déjà bien avant sa première mention écrite en 1294.Aujourdhui encore, des toponymes tels que "Burgplatz" (la place de la forteresse) font référence à la noblesse installée au Moyen-Age en ces lieux, les "Greffere", dont la description figure également dans des documents plus anciens relatifs à Greffern. Le blason des Greffere évoque la pêche au "harpon" et la navigation à la "rame", alors que les roses font allusion aux nénuphars et que l'arrière-plan dorigine du blason rappelle lactivité autrefois florissante des orpailleurs. Les courants du Rhin furent à l'origine de nombreux désagréments qui contraignirent les habitants de Greffern à se déplacer quatre fois entre le 15ème et le 17ème siècle pour sinstaller plus en retrait du fleuve. La menace dun énième transfert au début du 19ème siècle fut évitée grâce aux travaux de lingénieur Tulla. Avant le réaménagement du Rhin, les flots entraient parfois dans les maisons par les fenêtres jusqu'à "hauteur dhomme". Parallèlement à lorpaillage, source importante de revenu, la pêche constituait
une activité non négligeable. Le Rhin, avec ses nombreux "courants et
mouvements" invitait à la pêche, si bien quune corporation de pêcheurs vit
le jour dès le 15ème siècle. La chapelle de Greffern dédiée à saint Jean et à saint Paul était autrefois un lieu de pèlerinage très fréquenté. Après la construction dune première église en 1755, léglise actuelle fut érigée en 1887. La paroisse, devenue autonome en 1966, appartenait à Schwarzach. Lindustrie fut à l'origine d'un essor particulièrement important. En 1965, lentreprise de réputation mondiale The Dow Chemical Company simplanta ici sur une superficie de 75 ha. De nombreux marins exercent encore leur métier sur des bateaux rhénans de différentes nationalités et trouvent ici de quoi vivre. Schwarzach Lévolution de Schwarzach est étroitement liée à la présence de labbaye bénédictine sur ses terres jusquen 1803. Cest pourquoi le sceau de la commune comporte les armoiries du monastère représentant une clé et une épée. Le monastère impérial apparut pour la première fois en 817 dans un texte sous la forme de "Suarizaha" et atteignit son apogée avec lattribution du droit de commercer en 994. Après plusieurs incendies, un nouveau sinistre ravagea léglise du monastère en 1299. Cependant, dès 1302, léglise fut à nouveau inaugurée en grandes pompes. Cette grande "inauguration" est célébrée depuis au début de chaque année lors de la fête patronale de Schwarzach.Alors que lon appartenait ici autrefois, dun point de vue religieux, à la paroisse mère de Scherzheim ou plutôt de Stollhofen, une paroisse indépendante vit bientôt le jour sous lautorité du monastère. Léglise de la paroisse fut dans un premier temps léglise Sainte Michel, puis léglise de labbaye. Dun point de vue juridique et administratif, se trouvait ici le barreau interne ou barreau de Schwarzach chargé de rendre la justice. Par la suite, lofficier principal de justice résida ici même. A la disparition du monastère, loffice monacal de Schwarzach fut remplacé par loffice badois de Schwarzach qui fut définitivement dissout en 1809. Au cours de la Guerre des Paysans, le village comme le monastère souffrirent beaucoup sous lautorité du "groupe de Schwarzach" venu de lextérieur. Pendant la Guerre de Trente ans, Schwarzach fut entièrement pillé et dévasté, tout comme les autres villages alentour. Dans le village, comme à Hildmannsfeld, seuls 30 habitants survécurent sur les 110 davant-guerre.Après la guerre, alors que tout était dévasté, le monastère, qui sétait peu à peu vidé de ses occupants, se vit offrir les reliques de saint Rufin célébré chaque année. Lors de la guerre de Hollande, Schwarzach fut dévasté à plusieurs reprises : "Les impérialistes ont fait dhorribles ravages, se conduisant parfois plus cruellement que lors de la guerre contre la Suède". La proximité immédiate de la "ligne Bühl-Stollhoffen" affecta également Schwarzach et, jusque sous lère napoléonienne, le village enregistra des pertes militaires considérables. De la "splendeur passée du monastère", il ne resta après la démolition de nombreux édifices que quelques bâtiments, la grande porte du monastère et la pièce la plus somptueuse, à savoir la cathédrale du monastère, dans laquelle se tiennent depuis de nombreuses années les fameux concerts de la cathédrale. Hildmannsfeld, qui apparu en 1314 sous le nom de "Hildeboldsfelde", constituait depuis déjà longtemps une communauté avec Schawarzach. Après la séparation partielle, sensuivit en 1383 le rapprochement avec Schwarzach. Lorigine des armoiries de la commune représentant le "signe astrologique du taureau" reste inexpliquée. La chapelle, qui fut dévastée par plusieurs incendies, fut finalement rebâtie en 1732 et placée sous le pastorat de saint Wolfgang. Söllingen Même si le nom de Sölligen napparaît officiellement pour la première fois quen 1291 sous la forme de "Selingen", les tumulus situés sur le territoire de la commune prouvent que sa "fondation" remonte à une époque bien plus reculée. Lors de louverture en 1881 de la tombe dune femme de la famille princière, on découvrit des offrandes funéraires de bronze, dambre et dor qui furent datées de la période dHallstatt (environ au 6ème siècle avant Jésus Christ). La situation de Söllingen dans un ancien coude du Rhin en limite de
zone inondable eut des répercussions importantes. Les crues du Rhin entraînèrent plus
d'inconvénients que d'avantages, comme la navigation fluviale. Cest seulement
après la modification du cours du Rhin que le paysage et les comportements relatifs au
fleuve évoluèrent. Laménagement du Rhin avec la construction dun barrage à
Iffezheim entraîna à notre époque des transformations considérables. Söllingen
appartenait autrefois à labbaye de Schwarzach et les habitants étaient ici comme
ailleurs des "protégés de saint Pierre". Lorsque Söllingen fut vendue au
15ème siècle par le margrave de Bade, dimportants postes délivrant des
sauf-conduits et des douanes vassales impériales datant du début du 14ème siècle, dont
diverses familles nobles installées sur les deux rives du Rhin se partageaient les
revenus, changèrent également de mains. La famille "von Söllingen"
sétablit rapidement à Strasbourg. Après la Guerre de Trente ans et son cortège de dévastations, Söllingen fut presque entièrement détruite dans les années 1670. Le village se retrouva en plein cur des hostilités lorsque débuta, en 1689, la construction de la forteresse de Fort Louis sur une île du Rhin située en face du village. Une fortification extérieure fut même bâtie afin de protéger Fort Louis, mais ses retranchements durent à nouveau être rasés. En raison de sa situation sur les bords du Rhin et face à Fort Louis, Söllingen eut également beaucoup à souffrir des guerres de succession polonaise et autrichienne. Au début des années 1790, le village devint même une zone de déploiement militaire. Cest à partir dici que furent lancée en 1793 la majeure partie des canonnades sur Fort Louis. Le village joua à nouveau un rôle important en 1814, lorsque les troupes alliées traversèrent le Rhin. Aujourdhui encore, la "Russenstraße" ou route des Russes rappelle cette époque. Toutes sortes de modifications furent apportées avec larrivée en 1952 de laéroport. Stollhofen Le château fort, la forteresse, la cité administrative et le siège du palais de justice, ainsi que la paroisse mère, constituent les éléments centraux de lhistoire de Stollhofen. Dans un document officiel de 1154, cette localité est mentionnée sous le nom de "Stadelhofen" et, au 13ème siècle, la bourgade devient une ville. Déjà, en 1472, le district administratif de Stollhofen sétendait jusquà Rastatt et dans les régions situées au-dessus du Rhin. Après la passation de différents droits dès 1309, labbé Johann du monastère de Schwarzach acheta la ville, ainsi que tous les privilèges attachés, au margrave Christophe de Bade en 1490/93. Dans une partie du blason de la ville scindé en deux apparut la "fasce badoise", alors que la clé figurant sur les armoiries du monastère de Schwarzach fut conservée sur lautre partie. Seules quelques traces témoignent du passé de Stollhofen en tant quune des forteresses les mieux protégées de toute la région. Le village était le siège dune famille noble, les "von Stollhofen", qui possédait autrefois le droit de rendre la justice sur le fief de labbaye de Schwarzach. Par la suite, le château fort devint le fief de différentes familles nobles, avant de devenir le fief du bailli ou du juge du margrave. La justice à Stollhofen était à lorigine du ressort de labbaye de Schwarzach. Les habitants étaient alors tous conviés aux sessions qui se tenaient la plupart du temps le mardi sur la place de la justice baptisée "sous les sapins" (Unter den Tannen). Avec la vente de Stollhofen, la justice tomba également sous autorité badoise et le lieu où était rendue la justice fut déplacé en dehors de la ville, sur la route menant à Lichtenau. Etant donné lintensité du trafic qui régnait sur les "routes impériales" traversant Stollhofen, la ville joua un rôle important en tant que poste de délivrance de sauf-conduits. Plus convoités encore étaient les revenus des douanes, pour le passage desquelles il faillait régler au douanier de sa majesté une taxe précise. Plus tard, le village gagna une importance certaine en tant que poste et relais. Hors des murs de la ville se trouvait autrefois la basilique forte de saint Cyriaque, qui fut entièrement détruite au cours de la guerre de Trente ans. Par la suite, la chapelle dErhard située dans la ville fit office déglise, jusquà la construction en 1769 de léglise Sainte Erhard dans le plus pur style baroque, surmontée dun dôme typique. De nombreux conflits eurent pour cadre la ville forte de Stollhofen et ses alentours. Déjà touchée par la Guerre des Paysans, elle joua pendant la Guerre de Trente ans un rôle important au cours de laquelle elle fut à de multiples reprises conquise et ruinée. La forteresse vécut un haut fait darmes en tant que point stratégique et de retrait dans le cadre des combats autour de la "ligne Bühl-Stollhofen" lors de la guerre de succession espagnole. Finalement, elle fut prise en 1707 et les fortifications furent rasées. Seules quelques constructions de style et noms de rues rappellent encore le glorieux passé de Stollhofen. Curiosités : La cathédrale de Schwarzach Le regard de toute personne circulant sur la route nationale 36, longeant Rheinmünster entre Rastatt et Strasbourg, est aussitôt attiré par la cathédrale du monastère dressée au bord du Rhin. Cette magnifique basilique à colonnes est le vestige remarquable de lancienne abbaye bénédictine de Schwarzach qui, au cours de son histoire riche en rebondissements et en tragédies entre 1714 et 1803, enrichit de manière extraordinairement salutaire la religion, la culture et léconomie du territoire badois central. Schwarzach lui doit même sa naissance (en 828) car, au moment où les moines arrivèrent dans la "Schwarze Ache" dont la ville tire son nom, rien nexistait alors. La cathédrale du monastère, construction imposante dont larchitecture témoigne dune histoire extrêmement intéressante, est la quatrième église (construite entre 1220 et 1225) de lancienne abbaye impériale, dont les trois premières églises, comme lattestent les fouilles effectuées de 1964 à 1966, se trouvaient sur le même emplacement. Des milliers de visiteurs viennent chaque année la visiter. Elle représente en effet en tous points, à lintérieur comme à lextérieur, un véritable trésor de motifs pour les dessinateurs et les photographes. Parmi les reliques existantes datant de lépoque du monastère, on peut citer lorgue baroque, même sil nest pas, comme le prétendent de fausses affirmations, un véritable "orgue Silbermann" (orgue d'argentier). A lépoque baroque fut fondé le monastère baroque (qui fut rasé à peine un siècle plus tard et dont il ne subsiste que des tableaux), et léglise elle-même subit des tentatives malheureuses de transformation baroque. Cependant, lorsque la restauration extrêmement pressante de léglise fut entreprise entre 1967 et 1969 pour sauver de la ruine ce joyau de lart moyenâgeux (dernière uvre de lécole de Hirsau), on profita également de loccasion pour supprimer toutes les transformations baroques et redonner à léglise de labbaye son aspect original. Cette dernière réunit encore tout de même quatre styles architecturaux : le style romantique prédominant, le style gothique avec les fenêtres en ogive du clocher et les arcades en ogive de la croisée du transept (1299-1302), le style Renaissance avec les magnifiques stalles en bois sculpté (1700) et le style baroque avec lorgue baroque et le monumental autel restauré depuis peu. A côté du monastère, il ne reste de lancienne abbaye bénédictine de Scharzach que des bâtiments administratifs et communs alignés autour de la cour principale du monastère, ainsi que le portail du monastère. Ces édifices ont été érigés entre 1761 et 1790, et plus probablement entre 1765 et 1773, la pose de la première pierre ayant eu lieu le 29 août 1765. Il ressort dune description datant de 1802 quà lépoque, la chaire, la chambre des hôtes, la pharmacie et son laboratoire, la salle commune des employés de ferme avec sa cuisine, puis le moulin, le grand grenier et la grange, les logements des valets et des filles de ferme avec les stalles du bétail, les appartements du gardien, les remises des pompiers, les menuiseries, les tonnelleries, ainsi que les logements des cochers et les écuries y étaient installés. Depuis 1978, la commune de Rheinmünster sefforce, dans le cadre d'un vaste programme de réhabilitation, de rénover et de restaurer ce patrimoine historique du centre de Schwarzach. Les travaux ont commencé avec la mairie actuelle, les entrepôts des pompiers et lancienne école. La cour du monastère et la place de la cathédrale ont également été rénovées. Toutes ces mesures ont, entre autres, été financées par les fonds du programme de réhabilitation du Land, ainsi que grâce à la participation des propriétaires fonciers privés de lancien site du monastère. Les quelques constructions baroques restantes représentent certes un vestige modeste du monastère d'autrefois, mais elles laissent imaginer tout ce qui a pu se dérouler en ce lieu. Avec la démolition du bâtiment principal de labbaye et de lassemblée conventuelle au 19ème siècle, cest la part la plus importante du site tout entier qui a disparu. Cependant, le legs de ces vestiges aux générations futures représente une mission d'actualité pour la commune. Les armoiries de la commune de Rheinmünster remises à la ville le 21 avril 1975 par le ministre de lintérieur du Land du Bade-Wurttemberg reprennent lancien blason du monastère, représentant une clé et une épée, un ancien sceau de justice, la disposition des couleurs gueules, argent et or utilisées depuis 1900 par Schwarzach sur son blason, ainsi que les roses figurant sur les anciennes armoiries de Greffern. Le très ancien blason de Stollhofen représentait également une clé, alors que lépée, attribut du saint patron local saint Maurice, composait jusquà lors un des deux motifs des armoiries de Sölligen. Les armoiries sont décrites comme suit : "Une épée dargent à poignée dor sur champ azur, croisée avec une clé dargent, présentant au-dessus et au-dessous une rose dor à cinq feuilles rehaussée dazur". |